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4ème dimanche après la Pentecôte 2021

   Les gens qui entouraient Jésus ont cherché non seulement la guérison (comme nous voyons souvent dans l’Evangile), mais quelque chose de plus important : la parole de Dieu. Comme toutes les prophéties, les paroles d’Amos ont une dimension non seulement messianique mais aussi eschatologique.
A mon avis le prophète nous parle aussi de notre époque et même peut être des jours qui viendront.

Actuellement nous, les chrétiens, constatons que la parole de l’Evangile ne touche plus le cœur des gens. Nous n’arrêtons pas de nous plaindre de la sécularisation de la société moderne. Certes, la société s’intéresse peu au christianisme et néanmoins cette société, selon la parole prophétique, a une profonde faim et soif spirituelle de la vraie parole de Dieu.
   La parole du Christ avait la puissance de faire des miracles. Elle avait aussi le pouvoir de retourner le cœur de ceux qui l’entendaient. Les gardes que les pharisiens avaient envoyés pour arrêter Jésus sont rentrés en leur disant :« Jamais homme n’a parlé comme cet homme ». Et juste avant cet épisode, Jésus avait dit : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi ».
   Qu’est-ce qui donne une telle force à la parole de Dieu, à la parole des saints? Les convictions de celui qui parle ? Son talent oratoire, sa grande instruction ?

Cette question a été posée par les Juifs au sujet de Jésus : « comment est-il si savant, lui qui n’a pas étudié ? » (Jn 7, 15).  Et Jésus répond : « mon enseignement ne vient pas de moi, mais de Celui qui m’a envoyé ».

Autrement dit, la parole devient vivante si elle reflète l’expérience vécue d’une profonde union avec Dieu, dans la parole, dans la prière, dans toute la vie.

   L’Évangile de ce dimanche nous offre à la fois un enseignement et une image mystique de la messe. Nous apprenons que la Sainte Église, l’institution chargée du soin des âmes, est la barque de Pierre et, en même temps, le filet dans lequel se trouve le « poisson du Christ » ; nous apprenons ensuite que le Christ est le grand pêcheur d’hommes et que ses auxiliaires sont les Apôtres, les évêques, les prêtres de l’Église. Leur grande tâche est de prendre les poissons. Ainsi l’Évangile est tout une instruction pastorale. Cependant l’Évangile doit aussi se réaliser dans la messe d’aujourd’hui. Nous sommes les foules que le Seigneur enseigne de la barque de Pierre (prédication — parole de Dieu). Nous sommes même les poissons qui fûmes « tirés » de la mer du monde quand il fit « jour », quand le Christ fut notre « lumière » (Intr., Offert.).

   Cela se produisit d’abord dans le baptême, mais cela se produit encore dans la Sainte Eucharistie. Nous devons être comme Pierre qui s’écrie, plein d’humilité : « Éloigne-toi de moi, car je suis un pécheur » Amen. 



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